Skype refuse de s’occuper de la portabilité

La société américaine Skype reste sur ses positions. Elle ne veut pas se conformer à la réglementation française en se déclarant comme un opérateur de téléphonie comme le souhaite l’organisme qui régule les télécommunications en France, l’ARCEP. Hormis la mise sur écoute et le suivi des appels d’urgence, la société Skype refuse également la portabilité du numéro de téléphone. Pourquoi un tel refus ?

La législation française en matière de télécommunication

Filiale de la société Microsoft depuis 2011, Skype est un fournisseur électronique qui permet, entre autres, de passer des appels à moindres coûts dans le monde entier sur les fixes comme sur les portables, depuis un ordinateur ou un Smartphone. L’ARCEP considère, dès lors, que la société doit se conformer à la législation française pour ne pas faire d’ombre aux autres opérateurs de téléphonie (rappelons que depuis son existence en 2007, Skype fait fureur auprès de plus de 250 millions d’utilisateurs dans le monde). Elle doit, entre autres, se soumettre à trois obligations dont la mise sur écoute, les appels d’urgence, mais également la portabilité du numéro de téléphone. Après moult tentatives de négociation, Skype ne cède pas face à la pression de l’ARCEP.

Pourquoi Skype refuse-t-elle la portabilité du numéro ?

Skype se défend face à cette pression en exprimant qu’elle ne se considère pas comme un opérateur en télécommunication, mais comme un opérateur de téléphonie électronique. Le logiciel ne viendra, donc, jamais remplacer un téléphone fixe ou portable. Bien que le logiciel propose de multiples services pratiques pour communiquer, dont l’attribution d’un numéro de téléphone local, la société précise que les opérateurs de téléphonies français bloquent son application sur la majorité des Smartphones et des tablettes. Face à ces deux thèses, la société Skype estime qu’elle n’a aucun rôle à jouer dans la portabilité du numéro, pas plus que dans l’acheminement des appels d’urgence ou de la mise sur écoute.

La société Skype connaît les sanctions qu’elle encourt en France, mais également sur le territoire européen. Cette affaire ne date pas d’hier… Depuis 2007, l’organisme ARCEP a la société Skype dans le collimateur. Toutefois, son annonce d’entrée en bourse a permis de rouvrir le dossier. Une affaire à suivre…